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Dossiers "énergie et collectivités"

Télécharger les bulletins "Energie & collectivités"

E&C n°1 : l'AGEDEN c'est quoi ? (Adobe Acrobat 796.59 kb)

E&C n°2 : Le bois énergie (Adobe Acrobat 721.29 kb)

E&C n°3 : Construire performant (Adobe Acrobat 558.45 kb)

E&C n°4 : L'énergie solaire thermique (Adobe Acrobat 836.73 kb)

E&C n°5 : l'éclairage public.pdf (Adobe Acrobat 473.54 kb)

E&C n°6 : L'énergie solaire photovoltaïque (Adobe Acrobat 535.32 kb)

E&C n°7 : Rénovation et économies d'énergie (Adobe Acrobat 423.9 kb)


Dossier n°7

Rénovation et économies d'énergie

LES ENJEUX

L'objectif du Grenelle Environnement est de réduire d'au moins 12 % d'ici à 2012 et 38 % d'ici à 2020 les consommations d'énergie dans le parc des bâtiments existants, et de 50 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050.


LES COÛTS ÉNERGÉTIQUES DES ÉQUIPEMENTS COMMUNAUX

Les charges énergétiques des collectivités atteignent 8 % des dépenses de fonctionnement hors frais de personnel. Ces dépenses d'énergie sont majoritairement dues au patrimoine bâti pour 69 % (éclairage public : 20 %, carburants : 11 %). Les bâtiments communaux consomment en moyenne 240 kWh/m2.an*. L'objectif est de se rapprocher le plus possible d'un ratio de 210 kWh/m2.an en 2012, pour atteindre 50 à 70 kWh/m2.an en 2050 (facteur 4).

COMMENT ATTEINDRE CES OBJECTIFS ?

Les coûts de fonctionnement en énergie des bâtiments sont très disparates d'une commune à l'autre. Ces variations sont principalement dues :

  • à la qualité du bâti (implantation, niveau d'isolation, performances des installations thermiques...)
  • au choix des sources d'énergie utilisées
  • aux variations des usages (nombre d'heures d'utilisation, adaptation des températures de consigne en période de non fonctionnement...)
  • au comportement des utilisateurs (contrôle de l'allumage et de l'extinction des appareils, gestion de l'intermittence...)

Ce sont ces 4 sources de déperditions d'énergie qu'il faut maîtriser et améliorer pour atteindre les objectifs fixés par le Grenelle.

Les étapes clés pour réduire ses consommations d'énergie :

1. Connaître son patrimoine, ses consommations, ses dépenses et son fonctionnement. C'est le point de départ qui va permettre de programmer, planifier des travaux et appréhender les économies d'énergie potentiellement réalisables.

2. Élaborer un plan d'actions en fonction des priorités d'intervention, du budget mobilisable, des objectifs environnementaux.

3. Avoir une gestion comptable des consommations d'énergie et des économies engendrées par les travaux.

LES DISPOSITIFS D'AIDE À LA RÉNOVATION PERFORMANTE

Aides financières aux études
Pour connaître les consommations d'énergie, des outils d'aides à la décision sont disponibles :
l'audit énergétique global, le diagnostic énergétique, le diagnostic d'éclairage public ou encore le diagnostic confort d'été. L'ADEME, la Région Rhône- Alpes, le Conseil Général de l'Isère ou le SE 38 subventionnent ces actions réalisées par un bureau d'études fluides spécialisé.

Aides financières à l'investissement
L'ADEME et la Région Rhône-Alpes ont mis en place des aides à la rénovation pour les bâtiments tertiaires publics ou privés. Une aide de base correspond à un premier niveau dit « de hautes performance énergétique ». Une aide plus importante pour inciter à l'exemplarité, est aussi disponible
pour un second niveau de performance dit « bâtiments basses consommation ». Le calcul des performances exigées et des aides possibles nécessite la réalisation d'études thermiques règlementaires.

Aides techniques
Afin de développer en Isère des réalisations et des démarches performantes en matière d'énergie, l'AGEDEN est à votre disposition :

  • en amont, pour identifier les enjeux et vous orienter vers le bon outil d'aide à la décision
  • pour vous aider à vérifier le respect des objectifs et s'assurer du bon déroulement de l'opération depuis la consultation jusqu'à la mise en service
  • pour aider à la mise en place d'une gestion comptable de l'énergie.




Dossier n°5

L'éclairage public

Le budget énergie d'une commune varie en général entre 3 et 5% du budget de fonctionnement. Avec un peu plus de 5,3 milliards de kWh, l'éclairage public et la signalisation sont les premiers consommateurs d'électricité d'une commune. Les récentes avancées technologiques permettent de réduire cette consommation, ainsi que les émissions des gaz à effet de serre.

Malheureusement, on profite encore trop souvent de ces avancées technologiques pour éclairer plus, croyant éclairer mieux, sans se poser la question de la réelle nécessité d'éclairer. On oublie également bien trop souvent que cet éclairage nocturne est source de pollution, pollution pour les écosystèmes, pour la santé et le confort.

L'argument généralement avancé pour maintenir cet éclairage nocturne est l'aspect sécuritaire et réglementaire. Or, aucune réglementation n'impose à une collectivité de maintenir un niveau d'éclairement minimum sur ses voiries. Des études récentes du Ministère de l'Intérieur ont démontré que 80% des cambriolages avaient lieu le jour et les institutions belges ont remarqué que les conducteurs roulaient plus vite sur les voiries éclairées abondamment.

Nos habitudes de vie, nos comportements, font que vraisemblablement nous ne sommes pas prêts à redécouvrir de vraies nuits sombres. Ce dossier éclairage public va donc aborder les moyens pour maîtriser cette énergie même si, ne l'oublions pas, l'énergie qui ne pollue pas c'est celle qui n'est pas consommée.

 

Les moyens pour maîtriser l'énergie

La maîtrise des consommations passe avant tout par le contrôle de l'éclairage, qui s'effectue en trois étapes.

la maîtrise des besoins : bien que l'éclairement soit une quantité mesurable, le besoin d'éclairement est une notion plus complexe, où rentre en jeu la perception visuelle et la qualité d'éclairage. Ce besoin d'éclairement (exprimé généralement en niveaux de luminance) dépend de la nature de la voie à éclairer (cf. classification des voies de l'AFE), ainsi que des paramètres liés à son environnement (largeur de la voie, qualité et réflexion de la chaussée, pluie, feuilles mortes ...) et sa fréquentation.

la maîtrise de la qualité des matériels : les lampes possèdent des caractéristiques différentes qu'il faut bien connaître pour choisir la solution la mieux adaptée à l'installation considérée. Aujourd'hui, les lampes vapeur de sodium haute pression, les iodures métalliques, les fluo-compactes et les lampes à induction présentent les meilleures efficacités énergétiques (voir tableau comparatif ci-dessous). Il en va de même des luminaires dont les performances techniques varient d'un type d'appareil à l'autre et de l'appareillage associé aux lampes. Les ballasts électroniques réduisent les consommations et augmentent la durée de vie des lampes en stabilisant la tension du réseau. Ces choix constituent des facteurs déterminants non seulement pour la qualité de la lumière mais aussi pour en garantir le maintien dans le temps.

la maîtrise de la quantité de lumière : pouvoir allumer et éteindre au bon moment, ajuster le niveau d'éclairement en fonction des besoins garantissent une bonne maîtrise de l'énergie et de la lumière. C'est par des systèmes de gestion des consommations que l'on peut agir sur la durée d'allumage et la quantité de lumière nécessaire, certains permettent aussi de détecter les dysfonctionnements de l'installation. La maîtrise de la quantité de lumière s'effectue à l'aide d'interrupteurs crépusculaires qui mesurent la quantité de lumière du jour et déclenchent l'allumage, de calculateurs astronomiques pour programmer l'éclairage ou encore de régulateurs et variateurs de puissance. Ces systèmes, bien adaptés au projet, permettent de réaliser jusqu'à 20% à 30% d'économie.

Par ailleurs, Une maintenance régulière prévue dès le projet permet de conserver les performances initiales des matériels dans le temps et peut faire varier la puissance consommée dans un rapport d'environ 1 à 2. De plus, l'efficacité de ces plans de maintenance peut encore être améliorée grâce à des systèmes de gestion technique centralisée.

 


 

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