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AGEDEN
: René PERROT bonjour. La mairie de Gillonnay a décidé
de changer de système de chauffage et de se tourner vers
les énergies renouvelables. Quel a été l'élément
déclencheur de cette modification ?
René PERROT : À la suite du déménagement
de l'école maternelle et de la bibliothèque vers un
autre bâtiment et compte tenu de la vétusté
de nos équipements de chauffage, nous avons décidé
de rénover notre installation.
Au début, nous étions plutôt favorable à
l'installation d'un système de chauffage au gaz mais, lors
d'une visite sur la commune de Bellegarde Poussieu, organisée
par l'AGEDEN, nous avons découvert l'existence du chauffage
collectif automatique au bois.
Quelques visites supplémentaires d'autres communes équipées
elles aussi de chaudières automatiques au bois et une présentation
du projet bois par l'AGEDEN en conseil municipal, ont fini de nous
convaincre de l'intérêt économique et environnemental
de ce système.
En effet, le premier des atouts réside dans l'utilisation
du bois de notre commune, ce qui nous permet de faire fonctionner
les entreprises locales tout en entretenant l'espace forestier.
A
: L'investissement dans ce mode de chauffage est généralement
plus lourd, qu'en est-il réellement ?
RP : L'analyse d'opportunité qui nous a été
fournie par l'AGEDEN a montré qu'un projet de chaudière
au bois déchiqueté, aidé par les collectivités
territoriales (Conseil Général, Région Rhône-Alpes)
et l'ADEME ne pèserait guère plus qu'une chaudière
gaz sur les finances de la commune.
Certains membres du conseil municipal étant également
agriculteurs, nous ont incités à utiliser le bois
communal, qu'ils se proposaient d'exploiter. Nous avons donc décidé
d'installer ce système de chauffage au bois déchiqueté,
couplé à un système au gaz de ville comme complément.
Au fonctionnement, le faible prix du combustible bois inverse la
tendance et s'avère meilleurs marché que n'importe
lequel des combustibles fossiles.
A
: Aujourd'hui, quels bâtiments sont concernés par ce
changement ?
RP : En fait il n'y a qu'un seul bâtiment de 2 étages,
d'une superficie d'environ 735 m². Il abrite la mairie, la
salle des fêtes, une salle de garderie périscolaire,
une " salle des associations ", ainsi que trois classes
de l'école publique du village.
(Ecole)
A : Parlez-nous
maintenant des caractéristiques de l'installation et de la
filière d'approvisionnement : et-elle conforme à ce
que vous imaginiez lors de la mise en place du
projet ?
RP : Nous avons choisi une chaudière de marque HARGASSNER
d'une puissance de 100 kW dont la mise en route a eu lieu en septembre
2004. Depuis septembre 2005, le chauffage au bois est utilisé
pour l'ensemble du bâtiment, les étages ayant été
raccordés en juin 2005.
Pour l'approvisionnement en bois déchiqueté, nous
avons fait appel comme prévu initialement à un jeune
agriculteur de la commune, M. RABATTEL, qui vient nous livrer les
plaquettes toutes les 3 semaines environ. Transporté dans
une remorque, le combustible est déversé sur une plateforme
de réception puis acheminé vers le silo par une vis
sans fin.
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(Chaudière)
A : Quelle est votre consommation annuelle de plaquettes ?
RP : En 2004, l'électricité était toujours
utilisée pour chauffer les étages qui viennent d'être
raccordés, et le bois ne concernait que les 2/3 du bâtiment.
La consommation que nous avons enregistrée sur cette période,
soit 120 MAP ne reflète donc pas avec exactitude la réalité
de nos besoins. Maintenant que l'installation est terminée,
notre consommation devrait atteindre environ 200 MAP, soit 40 à
50 tonnes, conformément aux prévisions qui avaient
été faites lors de la phase d'étude.
A
: Pouvez-vous nous donner quelques chiffres concernant le coût
de l'installation ?
RP : Au total, la destruction de l'existant (réseau et chaudières)
et la création d'une nouvelle chaufferie et d'un nouveau
réseau hydraulique représentent un investissement
de
244 000 € TTC. Les aides et subventions qui ne portent que
sur l'achat du système de chauffage au bois déchiqueté
se sont élevées à
60 250 €, répartis entre l'ADEME, la Région Rhône
Alpes et le Conseil Général de l'Isère.
A
: Pour conclure, la commune de Gilonnay est-elle satisfaite de son
choix ?
RP : Jusqu'à aujourd'hui, entièrement : ce choix répond
à notre attente.
Toutefois, nous attendons de voir ses performances au bout d'une
année de fonctionnement à pleine puissance, tous les
raccordements étant maintenant réalisés.
Rendez-vous en juin 2006 !
A : René
PERROT merci
MAP : Mètre cube Apparent de Plaquettes
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