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ML
: Gérard TERRIER pouvez-vous nous décrire brièvement
la copropriété des alouettes
GT
: Elle se compose de 104 appartements répartis entre 3 immeubles
construits dans les années 70.
Le Conseil Syndical, qui s'occupe du fonctionnement et de la gestion
est composé de bénévoles, dont je fais partie.
Nous avons fait le choix du gaz naturel de réseau comme énergie
principale il y a 18 ans de cela et nous avons fait réaliser
des liaisons hydrauliques entre les bâtiments pour acheminer
eau chaude et chauffage jusque dans chacun des logements.
Un an plus tard, nous avons fait réaliser des travaux d'amélioration
pour optimiser nos consommations d'énergie qui ont été
réduites d'environ 30% :
- isolation des pignons, des plafonds des sous sol, des conduites
- pose de double vitrage sur l'ensemble des logements
- récupérateur de condensation sur la sortie principale
des fumées.
(Ballons d'eau chaude)
ML
: Tout cela révèle un soucis de maîtriser l'énergie
que, paradoxalement, l'on ne rencontre pas aussi souvent dans les
copropriétés. Mais vous êtes allés plus
loin que ça
avec le soleil.
GT
: C'est vrai. Nous faisons aujourd'hui partie de l'une des rares
copropriétés à utiliser de l'eau chaude solaire
qui comme chacun le sait est une énergie gratuite et non
polluante.
Il a fallu plusieurs réunions de sensibilisation pour parvenir
à convaincre les autres copropriétaires de l'utilité
et des avantages d'une telle installation, qui ne sont jamais aussi
évidents que quand l'énergie est chère
C'est ensuite en Assemblée Générale Extraordinaire
qu'ont été voté les travaux, avec 70% de voix
pour.
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ML
: Ce vote fut le point de départ de la phase opérationnelle,
pouvez-vous nous énumérer les différentes étapes,
jusqu'à l'installation ?
GT
: c'est simple, nous avons demandé à l'AGEDEN de plancher
sur la préfaisabilité du projet dès 2001, et
quand les résultats nous sont parvenus, nous avons confié
l'étude à un bureau d'étude (TECSOL) qui s'est
aussi chargé de la maîtrise d'uvre.
Le projet s'est orienté sur une installation de préchauffage
de l'eau chaude sanitaire qui devait réduire d'environ 30%
les charges d'énergie sur ce poste.
L'installation est constituée de 70 m² de capteurs solaires
thermiques installés en toiture sur un des 3 immeubles, de
2 ballons de 2000 litres, d'un échangeur et d'une régulation
performante.
(Echangeur
à plaques)
Le
système est très simple, mais il faut tout de même
confier la chose à un professionnel.
J'ajoute qu'à l'occasion de la pose des capteurs nous avons
du même coup fait réaliser l'isolation et l'étanchéité
de la toiture, ce qui a augmenté le confort de vie des appartements
situés immédiatement dessous.
ML
: Après 3 années de fonctionnement, quel bilan pouvez-vous
dresser ?
GT : le bilan est plus que positif avec une installation qui dépasse
de 30% les estimations avancées lors de l'étude, soit
environ 50 000 kWh de production annuelle. Ces bons résultats
combinés aux hausses successives du coût de l'énergie
ont également ramené le temps de retour (sur investissement)
à 9 ans. Enfin, à ma grande satisfaction, nous évitons
le rejet d'environ 19 tonnes de CO2 par an, contribuant ainsi à
notre échelle et de manière collective à la
préservation de notre environnement
ML : Gérard
Terrier Merci
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