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AGEDEN : Jean-Paul DUPLAND bonjour, vous avez choisi d'investir
dans les énergies renouvelables, qu'elles ont été
vos motivations ?
JPD : Adhérents depuis de nombreuses années à
l'AGEDEN, nous nous tenons au courant des nouveautés en matière
d'énergie renouvelable. Lorsque s'est présentée
l'occasion de changer la chaudière, notre choix s'est tout
d'abord porté vers deux chaudières à pétrole,
car l'achat d'un système au bois paraissait plus cher. Après
la prise en compte des subventions aidant à l'investissement
dans ce type d'énergie renouvelable, nous nous sommes aperçus
qu'en réalité les prix étaient quasiment équivalents,
tant du point de vue de l'installation que de celui du fonctionnement.
En parallèle, nous avons réfléchi à
l'utilisation d'un chauffage solaire. Nous possédions alors
un système ancien de chauffe eau solaire qui restait performant
malgré son âge. Devant les bénéfices
économiques qu'un plancher solaire direct permet d'effectuer
tout en réduisant notre impact sur l'environnement, nous
avons décidé d'investir également dans ce type
d'installation.
Notre plombier, l'entreprise SERPOLET BIDAUD, nous a donné
de précieux conseils et prévisions qui se sont révélés
exacts.
A : Vous
possédez donc actuellement deux types de chauffage fonctionnant
aux énergies renouvelables, le solaire thermique et le bois
déchiqueté. Commençons tout d'abord par votre
installation solaire, pourriez-vous nous donner plus de détails
sur cette
dernière ?
JPD : Nous utilisons
le solaire thermique pour le chauffage de notre maison, 180 m²
répartis sur deux niveaux, grâce à un plancher
solaire direct. L'ensemble de cette installation est de marque Clipsol.
Elle se compose de 15 m² de capteurs solaires sur le toit,
avec une inclinaison un peu trop faible, de l'ordre de 30°.
Durant les mois d'été, quand la chaleur produite est
trop importante, la décharge se fait dans la cours devant
la maison. Il est prévu de chauffer une future piscine avec
ce surplus de chaleur. Le chauffage d'appoint est assuré
par la chaudière au bois déchiqueté.
(Ballon solaire psd)
A : Vous
abordez maintenant votre deuxième type de chauffage à
énergie renouvelable, le bois déchiqueté. Pouvez-vous
nous en dire un peu plus ?
JPD : Notre chaudière fonctionne au bois déchiqueté
et sert donc de chauffage d'appoint au solaire thermique, mais elle
nous permet également de chauffer notre gîte, d'une
surface de 170 m², par des radiateurs hydrauliques tout en
assurant sa fourniture en eau chaude sanitaire. Pour cela elle est
couplée à un ballon de stockage de 500 litres. De
marque HARGASSNER, la chaudière automatique au bois déchiqueté
délivre une puissance de 55 kW.
(Chaudière Hargassner)
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A : Comme pour toute installation, il est nécessaire de
stocker le combustible. Quelle autonomie vous permet le votre ?
JPD : Notre silo permet de stocker 50 m3 de bois déchiqueté,
soit une année d'autonomie pour notre chaudière.
(Silo)
A
: Maintenant que nous avons une idée de sa capacité,
il faut bien le remplir, comment vous y prenez-vous ?
JPD : On peut dire que nous sommes autonomes au niveau de notre
approvisionnement en bois puisque nous possédons des parcelles
de terrain boisées. Pour les prestations de broyage, là
aussi une solution simple est à notre disposition. Etant
adhérent à la CUMA " Bois énergie du Dauphiné
", il nous est possible de louer l'un de leur broyeur. Pour
réaliser nos 50 m3 de plaquettes, il ne nous a fallu qu'une
seule journée de broyage et donc de location. Autant dire
que le combustible de notre chaudière est bien meilleur marché
que les énergies fossiles !
A : Ces deux
réalisations de chauffage utilisant des énergies renouvelables,
le solaire et le bois énergie, correspondent-elles à
vos attentes ?
JPD : Totalement, pouvoir chauffer sa maison à moindre coût
tout en ayant la satisfaction de faire un geste pour l'environnement,
cela correspond totalement à nos attentes. En plus, les deux
installations fonctionnent parfaitement bien et ne réclament
pas beaucoup d'entretien, une visite par an pour s'assurer des bonnes
pressions dans les canalisations !
Je tiens quand même à signaler un détail à
penser, il s'agit de la vis sans fin qui va du silo jusqu'à
la chaudière. Elle passe à travers le mur séparant
la réserve de combustible de la chaufferie, il faut prévoir
un système simple d'isolation, comme du mastic, pour éviter
que de faibles vibrations se répandent et résonnent
dans toute la maison.
A : Pour
certaines personnes, les énergies renouvelables demeurent
des énergies marginales. Selon vous, quels facteurs représentent
actuellement un frein à leur développement ?
JPD : A mon avis, le plus gros problème est le manque de
motivations de certains installateurs qui préfèrent
travailler avec des énergies plus traditionnelles et plus
communes, influençant leurs clients dans leurs choix et les
orientant vers le fioul ou le gaz. De plus, la plupart des architectes
sont réticents aux énergies nouvelles et restent avec
de vieux clichés. Ceci est dû, à mon avis, au
fait que ce sont encore de nouveaux systèmes de chauffage
et qu'il faut qu'ils rentrent dans les murs. Néanmoins,
la hausse actuelle du prix des énergies fossiles fait réfléchir
et oriente vers l'utilisation des énergies renouvelables.
Pour finir il est vrai que dans le cas du bois déchiqueté,
la taille du silo peut-être un véritable frein dans
une habitation où la place est limitée.
A : Jean
Paul DUPLAND merci.
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